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Dynamique cellulaire des canaux calciques neuronaux et physiopathologie de la noniception
par - 4 mars 2010
La prise en compte et le traitement de la douleur est un aspect essentiel de la qualité de vie, cependant la réponse thérapeutique se limite à quelques drogues connues depuis de nombreuses années, voir des siècles pour la morphine, et qui ont soit de nombreux effets indésirables, soit une efficacité limitée. De plus, aucun concept pharmacologique innovant n’a aboutit à la découverte de nouveaux analgésiques lors des dernières décennies. Dans ce contexte, la découverte de nouvelles médications est un réel besoin. Des neurones spécialisés (nocicepteurs) dont les terminaisons nerveuses sont localisées dans la peau et dans tous les organes sont capables de détecter les atteintes tissulaires et les signaux douloureux. En conséquence, la compréhension du fonctionnement moléculaire de ces nocicepteurs est d’un intérêt capital pour améliorer les stratégies thérapeutiques anti-douleur.
Les nocicepteurs expriment un répertoire unique de canaux ioniques pour une détection et une transmission optimale des signaux douloureux. De plus, lors d’états de douleurs chroniques comme les neuropathies d’étiologies diverses (diabète, cancer, sida, chimiothérapies, zonas,…), des changements des niveaux d’expression des canaux ioniques s’opèrent dans les nocicepteurs modifiant la perception des signaux sensoriels et conduisant souvent les patients à percevoir des signaux indolores comme des douleurs sévères. Comme de nombreux médicaments ont pour cibles directes ou indirectes des canaux ioniques dans le traitement de pathologies diverses (hypertension, épilepsie,…), l’identification des canaux ioniques les plus influents pour l’excitabilité des nocicepteurs sera certainement cruciale pour la découverte de nouvelles thérapies spécifiques permettant de traiter et/ou de prévenir les états de douleur chronique.Dans ce contexte, nos recherches concernent les canaux calciques exprimés dans les neurones sensoriels afférents primaires (cf. figure).
Nos travaux visent à comprendre leur expression, leur distribution sub-cellulaire, leurs mécanismes de régulation par les agents pro- ou anti-nociceptifs, leur pharmacologie, et in fine leurs rôles dans la physiopathologie de la nociception. Ces travaux s’intègrent dans la thématique « génomique fonctionnelle de la douleur » que nous avons initié au sein de l’institut.
