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Le récepteur métabotropique orphelin, DmXR

par Laurent Charvet - 5 février 2010

Le récepteur métabotropique orphelin, DmXR

DmXR est un nouveau type de récepteur (Mitri et al., 2004). Bien que très homologue aux mGluRs, le récepteur DmX n’est pas activé par le glutamate, mais par un ligand encore inconnu que nous recherchons. Nous avons aussi identifié ce nouveau récepteur chez l’anophèle (Anophelesgambiae) et chez l’abeille (Apis mellifera). (voir Fig.3). La comparaison des séquences associée à la modélisation de la poche de liaison des mXRs a montré que les résidus de la poche de liaison contactant la partie aminoacide du glutamate ont été conservés au cours de l’évolution. Cependant les résidus interagissant avec la partie carboxylique du glutamate ne le sont pas, ce qui suggère que les mXRs sont pas activés par le glutamate mais par un ligand différant. Nous avons montré que le récepteur de drosophile (DmXR) était bien activé par un acide aminé, mais pas par le glutamate. Cet acide aminé ne correspond pas à un acide aminé standard. Nous avons montré par des mutagénèses in vitro de la poche de liaison que ce nouveau ligand se fixe dans une poche de liaison très semblable à la poche des mGluRs. Le récepteur mX est présent chez l’anophèle (Anophelesgambiae) et chez l’abeille (Apis mellifera) . En revanche, le récepteur mXR n’est pas trouvé dans le génome de C.elegans ni dans celui des mammifères. Ce nouveau groupe de récepteur pourrait donc être spécifique des insectes. Nous avons trouvé le ligand endogène de mXR dans des extraits de cerveau de la drosophile et chez d’autres insectes. Par contre, des extraits de C.elegans et des extraits de cerveau de souris ne sont capables d’activer DmXR, ce qui suggère que le ligand est aussi spécifique des insectes.

Quel est le ligand endogène de ce nouveau récepteur ?

Nous cherchons à purifier et à caractériser le ligand en utilisant différentes techniques de biochimie (chromatographie sur échangeurs d’ions, chromatographie en couche mince, HPLC) suivie d’une analyse par spectrométrie de masse et par Résonance Magnétique Nucléaire)

Quelle est la fonction de ce récepteur chez la drosophile ?

Nous utiliserons deux approches génétiques permettant d’obtenir des mutants perte de fonction :1) la mobilisation d’un élément transposable P inséré dans la séquence génomique de DmXR. Les éléments P sont des éléments transposables modifiés qui ont été insérés dans le génome. Les éléments P sont remobilisables (excision). Lors de l’excision, ils peuvent déléter un morceau de génome, créant ainsi un mutant d’un gène donné. 2) la construction de souches transgéniques contenant un ARN interférence contre DmXR (Gal4/UAS DMXR-RNAi). Cet outil permettra d’étudier la fonction du récepteur dans un tissu donné (par exemple une partie du cerveau). Finalement, nous cherchons à déterminer la localisation du récepteur dans le cerveau. L’ensemble de ces travaux devrait nous permettre d’appréhender la fonction de ce nouveau type de récepteur et aussi de son ligand.


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